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    du 18 SEPTEMBRE 2018 au 30 JUILLET 2019

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    UN AUTRE REGARD SUR LE MONDE

    Au programme, une soirée consacrée à la danse avec un film de la chorégraphe espagnole Blanca Li et le premier film de cinéma consacré à Maguy Marin, un émouvant portrait de Theo Angelopoulos par le prisme de la crise grecque et un singulier documentaire sur le critique André Bazin ; enfin une soirée consacrée au célèbre Terre sans pain de Luis Buñuel.

    La passion de la danse : Bianca Li et Maguy Marin
    En 2010, Blanca Li a chorégraphié Elektro Kif avec un groupe de danseurs urbains repérés dans un parc. Elle transpose son spectacle dans une comédie musicale déjantée – ou la journée type d’une classe dans un lycée parisien, en musique mais sans paroles. 
    David Mambouch signe un magnifique portrait de sa mère, la chorégraphe Maguy Marin : 40 ans de carrière, des pièces chocs et politiques, la direction de deux centres chorégraphiques nationaux (Créteil et Rilleux-la-Pape). Le film raconte l’enfance dans une famille de réfugiés espagnols et les amitiés. May B, la pièce-manifeste de 1981, rythme l’ensemble avec ses interprètes couverts d’argile peu à peu fendillée. 

    Portraits sensibles : Theo Angelopoulos et André Bazin
    Theo Angelopoulos meurt le 24 janvier 2012, renversé par une moto, sur le plateau de tournage de son dernier film. Il y racontait les destins des victimes de la crise grecque. Ironie du sort, les ambulanciers censés le secourir sont tombés en panne, les restrictions budgétaires ne leur permettant plus d’entretenir leurs véhicules. C’est la crise elle-même qui a tué Théo, comme l’explique la réalisatrice dans une lettre filmée qu’elle lui adresse.
    Bazin, roman revient sur l’élaboration d’un projet avorté par le célèbre critique André Bazin, cofondateur des Cahiers du Cinéma : celui de réaliser un film autour des églises romanes de la Saintonge. Par-delà l’exercice du portrait, le film tente de rendre compte de l’activité, rarement mise en scène, de critique de cinéma.

    Terre sans pain, réalisme truqué 
    En 1931, Luis Buñuel repart en Espagne tourner un film-réquisitoire sur la situation des Hurdes, archipel de hameaux perdus dans les montagnes d'Estramadure, à l'ouest de l'Espagne. « Buñuel a privilégié et organisé les effets de violence, de désolation et de mort. » (Jean-Louis Comolli). Quant aux hameaux des Hurdes, ils subiront pendant des décennies le poids de leur réputation, comme le montre les Prisonniers de Buñuel, un documentaire de Ramon Gieling, où l'on voit les habitants actuels de la localité se plaindre de Terre sans pain

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